Etudier dans les grandes écoles de commerce

1 - LES ECOLES DE COMMERCE

Les écoles de commerce sont nombreuses et de niveaux variés.

Elles sont le plus souvent gérées par les chambres de commerce, de ce fait ce ne sont pas des écoles gratuites, les frais de scolarité s’élèvent à environ 6 000 € par an. Les étudiants ont accès à des moyens divers pour financer leurs frais de scolarité. Financement

En ce qui concerne le concours, elles se répartissent en trois catégories

• celles dont le concours est géré par la chambre de commerce de Paris

• celles dont le concours est géré par la banque commune d’épreuves Ecricome

• celles qui ont un concours spécifique.

Pour en savoir plus, consultez le fichier :

Ecoles de commerce

Cette liste est établie à partir de la liste des écoles de commerce du site de l’APHEC (http://www.int-evry.fr/aphec) par Roland Roussillon, merci à lui.

Par ailleurs, le lycée organise chaque année un forum.

Forum 2008

2 - LES CONCOURS

Les concours aux grandes écoles de commerce et de gestion ont lieu en deux temps :

• un écrit qui se déroule au mois de mai

• un oral qui se déroule entre le 15 juin et le 15 juillet.

A l’écrit, les élèves des trois voies passent des épreuves qui leur sont spécifiques en mathématiques, économie, histoire, droit ; les épreuves de français, culture générale, des langues (LV1, LV2) sont communes aux trois voies.

L’oral comporte toujours une épreuve dans chacune des deux langues et un entretien.

• L’oral de HEC comporte en plus une épreuve d’économie ou d’histoire, une épreuve de culture générale et une épreuve de mathématiques.

• L’oral de l’ESCP comporte une épreuve de maths pour les candidats de voie scientifique, une épreuve d’analyse économique et historique pour les candidats de la voie économique et une épreuve de technique de gestion pour les candidats de la voie technologique.

Aux concours des écoles de commerce, cette épreuve est déterminante affectée d’un très fort coefficient, c’est en grande partie sur elle que se joue l’admission finale.

Pour en savoir plus, consultez le fichier :

Coefficients des épreuves

QUEL TYPE D’ENTRETIEN ?

Contrairement à la politique adoptée pour l’écrit où les écoles se rassemblent en banques communes d’épreuves, elles préservent jalousement leur spécificité en ce qui concerne cet oral.

Entre le strict entretien de personnalité et le célèbre face-à-face d’HEC, les écoles déclinent toute la gamme des variations possibles sur l’exercice :

• entretien introduit par un questionnaire ou un test préalablement rempli par le candidat

• entretien précédé d’un exposé préparé dans un temps limité sur une question pouvant toucher à tous les domaines (culture générale, actualité immédiate)

• entretien amorcé par une question non préparée à laquelle le candidat doit répondre spontanément.

Par ailleurs, certaines écoles, outre cet entretien individuel, soumettent leurs candidats à un entretien collectif avec un nombre de participants pouvant varier entre 8 et 20, destiné à tester l’ensemble des facultés exigées pour mener à bien un travail en groupe.

En un mot les candidats doivent s’attendre à être sollicités sur n’importe quel sujet, et selon tous les procédés imaginables, le jury se plaisant à faire varier le ton comme le style, de l’entretien le plus courtois au dialogue musclé.

Dans tous les cas l’objectif reste le même : mieux connaître le candidat, évaluer la clarté et la cohérence de ses propos, son autonomie, son sens des responsabilités, son ouverture d’esprit.

AU LYCÉE ALFRED KASTLER,

La préparation à cet exercice fondamental commence dès la première année : avec des colles pratiquant une rotation systématique des divers types d’entretien. Cette préparation est assurée à la fois par des professeurs de lettres et des historiens-géographes, dont les compétences spécifiques sont précieuses pour traiter certains sujets de culture générale.

Deux fois par an au moins, les élèves sont confrontés, dans les conditions du concours, à des jurys composés de professionnels de l’entreprise, mieux à même de juger du discours tenu par le candidat sur l’entreprise et toujours attentifs à lui transmettre leur précieux savoir-faire.

Ce travail en profondeur explique les excellents résultats obtenus par nos élèves à cette épreuve (notes entre 15 et 20 pour la majorité d’entre eux), qui leur fournit par ailleurs les outils indispensables pour réussir brillamment leurs futurs entretiens d’embauche.

3 - FINANCEMENT

FINANCEMENT DES ÉTUDES EN ÉCOLE DE COMMERCE

Les études en écoles de commerce ne sont pas gratuites et leur financement est un problème réel qui trouve des solutions.

COÛT DES ÉTUDES :

Il varie sensiblement selon les écoles : de 4600 € à 7200 € par an pendant 3 ans. Soit au total entre 13800 € et 21600 € . Ce coût peut paraître important ; toutefois une seule année de MBA aux Etats-Unis coûte en général plus de 27000 €

A cela, s’ajoutent d’autres frais :

• logement, nourriture, transport, vie étudiante : minimum 600 € euros par mois (aides au logement de la CAF déduites).

• échange universitaire à l’étranger, en général 4mois ; selon le lieu : de 3000 € à 7600 € de frais de logement, voyage et autres dépenses.

• Expérience d’un ancien de la prépa de Kastler étudiant à Audencia à Nantes : 27000 € pour toute la durée de ses études (échange universitaire aux États-Unis et frais de scolarité à Audencia compris)

LES DIFFÉRENTS MODES DE FINANCEMENT DES ÉTUDES

Remarque préliminaire :

Ce document n’a pas pour vocation d’apporter une liste exhaustive des modes de financement dans les écoles de commerce, les possibilités variant d’une école à l’autre. Il vise plutôt à présenter les différentes possibilités pour couvrir ce besoin financier, et par là-même à rassurer si on s’inquiète de cet aspect financier.

• Aides financières internes : différentes bourses internes aux écoles

o à l’ESSEC : de 20% à 30% de la scolarité selon les revenus + autres bourses et "prêts d’honneur"

o à Nantes : 450 € par an + bourse pour les échanges

• Bourse d’État : Bourse du CROUS : jusqu’à 3500 € par an en versements mensuels.

• Prêts des banques classiques : c’est la solution choisie par des nombreux étudiants.

Attention, ne pas emprunter précipitamment sur les trois années, on peut ne faire un emprunt que pour la première année par exemple et trouver d’autres solutions pour les deux années suivantes (cf ce qui suit).

• Contrats d’apprentissage de 1 ou 2 ans. Plus d’un tiers des écoles proposent cette formule : Les frais de scolarité des années pendant lesquelles se déroule l’apprentissage sont totalement couverts par l’entreprise. En plus l’apprenti est rémunéré tous les mois même lorsqu’il est en période de cours : 700 € en première année puis 850 € en seconde année.

• Année en entreprise

o Cette formule existe dans de nombreuses écoles.

o L’année en entreprise s’effectue entre la première et la deuxième année ou entre la deuxième et la troisième année.

o La rémunération est de l’ordre de 900 € par mois pendant 12 mois soit l’équivalent du paiement de deux années d’école.

• Stage d’approfondissement : il s’agit du second stage de l’étudiant en école de commerce rémunéré de 750 € à 1500 € par mois.

• Associations professionnelles dans les écoles : Junior entreprise, associations de prospection commerciale à l’étranger, de marketing direct : 300 € à 1100 € par mois selon le rôle et l’implication dans l’association.

• Petits Jobs bien rémunérés :

o Petits travaux ponctuels rémunérés par la Junior Entreprise : questionnaires, enquêtes en magasin et autres jobs : de 7 € à 15 € de l’heure.

o Animations en magasin ou dans des salons spécialisés : de 70 € à 150 € la journée.

o Les écoles ont parfois des associations qui gèrent les offres de travail de ce type.

Conclusion :

Le problème du financement des écoles est un problème réel mais qui trouve des solutions.

Il faut organiser son financement.

Ne pas tenir compte du seul critère financier pour choisir son école de commerce.

Témoignage d’Estelle, ancienne élève entrée à l’EDHEC en 1996 qui a financé ses études à l’aide d’un prêt bancaire :

"Aujourd’hui les taux sont encore plus intéressants. le montant peut faire peur mais il faut raisonner en terme de retour sur investissement. Le salaire à la sortie de l’école compense vite cet investissement."

Cette page est issue d’un document écrit par D. Leclercq, élève au lycée Kastler de 1994 à 1996, entré à l’ESSEC en 1996.

4 - DEBOUCHES

Les débouchés après les écoles de commerce sont nombreux et variés :

• carrières commerciales

• gestion du personnel

• marketing

• Contrôle de gestion

• administration des entreprises

• direction financière

Les étudiants qui sortent des écoles de commerce travaillent :

• Dans de grandes entreprises

• dans des PME

• dans la fonction publique territoriale.

Outre le marketing, la gestion du personnel, etc.., certaines écoles proposent des spécialisations moins classiques telles que la gestion d’une ONG ou d’un club sportif.

Quelques exemples :

• C.M.(voie économique, EDHEC 93) : responsable financier Bic C.E.I.

• S.D. (voie économique, EDHEC 96) : responsable des achats pour Hein-Gericke France, société qui commercialise des vêtements et des accessoires de moto.

• E.D. (voie économique, EDHEC 96) assistante directeur de clientèle chez B2L/BBDO, agene de conseil en stratégie Internet.

• C.B. (voie économique, ESC Lille 94) attachée commerciale à Bouygues Telecom Lille

• P.R. (voie économique, ESC Lille 94) attachée commerciale chez Média 6 à PARIS.

• C.B. (voie technologique, ESC Lille 91) est Contrôleur de Gestion chez BT Manutention à Courtry (77)

• G.F. (voie économique, ESC Lille 95) est Chef de Secteur chez Unisabi à Saint-Denis de l’Hôtel (45).

• M.L. (voie technologique, ESC Lille 95) est Auditeur chez KPMG à Marcq en Bareuil.

• S.L, (voie économique, ESC Lyon 95) est chargée d’études marketing à la direction de la SNCF de Rennes.